• "Je suis passée tout près de la mort" : 

    après le traumatisme de la réanimation,

     la longue reconstruction psychologique des patients

    Covid-19

    Des semaines,

     parfois des mois après leur passage en réanimation,

     des patients atteints du Covid-19 souffrent encore 

    d'un mal-être psychologique lié au choc de la maladie.

     La prise en charge, organisée le temps de la réadaptation,

     reste incomplète à leur retour à domicile.

    Assis au bord du lit, le regard souriant, 

    Philippe Cottereau attend le retour à sa vie normale.

     Ce début de soirée ensoleillé est le dernier que

     cet ancien de la RATP passera ici, 

    dans cette chambre étroite du service

     de médecine physique et de réadaptation 

    de l'hôpital Fernand-Widal, à Paris.

     Le retraité de 65 ans,

    le visage rond et la barbe blanche,

     est impatient de laisser derrière lui quatre mois d'hospitalisation.

     Son corps tremble encore,

    habité par le Covid-19 et

    trois semaines de réanimation.

     Son bras gauche est comme paralysé. 

    "Je suis heureux, ça fait drôle de savoir

     qu'on a failli y passer", dit-il, ému.

     "Psychologiquement, aujourd'hui, 

    c'est merveilleux par rapport à là où je suis passé."

     

     

    Comme lui, 

    de nombreux malades ayant survécu à la maladie

    après 

    un séjour en réanimation en portent

     les traces physiques et psychiques.

     Ces séquelles sont "une menace réelle, 

    dont l'importance reste mal évaluée", 

    de l'avis de l'Académie nationale de médecine . 

    Ces patients, toujours dans

    "une longue convalescence", 

    "sont intensément marqués", alerte-t-elle. 

    "En plus de la récupération fonctionnelle

    des organes atteints,

     ils ont besoin d'un soutien psychologique".

    La réanimation, un traumatisme en soi 

    Pour les soignants interrogés

    par franceinfo,

     ce soutien doit être engagé dès la sortie de réanimation.

     Dans les services de rééducation,

     de soins de suite et de réadaptation,

     où les complications physiques de la réanimation

    sont prises en charge,

     des psychologues sont aussi présents.

     "La plupart des patients ici sont tombés malades

    dans les tous premiers jours de l'épidémie,

     ils n'ont donc pas réalisé son ampleur",

     présente Marylène Jousse,

    spécialiste en médecine physique

     et réadaptation à l'hôpital Fernand-Widal. 

    "C'est extrêmement dur quand ils l'apprennent

    au réveil.

     Ils se rendent compte qu'ils sont passés

    à un cheveu de la mort." 

    Amaigri et affaibli, Philippe Cottereau 

    souffre aussi d'importants trous de mémoire.

     Le souvenir de son réveil du coma,

    où il s'est vu "branché de partout,

     un cathéter dans le cou" dans "

    un endroit assez noir",

     est pourtant vif. 

    "Vous êtes seul, vous ne pouvez plus bouger,

     vous ne savez pas où vous êtes", relate le patient. 

    "J'étais angoissé, perdu." 

     

    Après un passage en unité de soins intensifs,

     50 à 70% des patients développent

    un "syndrome post-réanimation",

     rappelle l'Observatoire régional de la santé (ORS) 

    de Provence-Alpes-Côte d'Azur.

     Ces symptômes sont "évocateurs de

    troubles de stress post-traumatique" :

     cauchemars et flash-back fréquents, 

    "émotions négatives" et troubles de l'humeur,

     sans compter les "symptômes d'anxiété". 

     

    "Un travail psychologique de l'urgence

    " est indispensable,

     résume Marion Saulnier, psychologue clinicienne.

     En soins de suite et de réadaptation 

    du Groupement hospitalier intercommunal du Vexin,

     à Aincourt (Val-d'Oise),

     la professionnelle a pris en charge des patients 

    dès leur arrivée de réanimation. 

    "Ils avaient vraiment besoin qu'on puisse

    leur replacer des repères,

     leur dire :

    vous allez remarcher, reparler,

    remanger, et repartir chez vous."

     Une "majorité" de ses patients "ont développé

    des symptômes

     liés au traumatisme de la réanimation".

     "Il fallait être assez rapide et efficace."

     

    Leur dernier souvenir, c'est quelqu'un qui dit :

     'on va vous intuber,

    on va vous transférer en réanimation'.

     Et la violence des actes médicaux, 

    le fait d'être tourné, retourné, intubé,

     crée le traumatisme.

    Marion Saulnier, psychologue

    à franceinfo

     

    Des "symptômes de confusion et de sidération" 

    sont apparus chez ces malades,

     ainsi qu'une grande difficulté 

    "à prendre conscience de ce qui leur était arrivé".

     L'un des patients d'Aincourt,

     Claude Picot, a mis très longtemps à réaliser,

     après 58 jours en réanimation. 

    Il y a d'abord eu le choc "assez violent" 

    de voir ses membres ne plus fonctionner.

     Puis ce moment "très difficile" où

     il a compris s'être approché de la mort. 

    "Depuis début juillet,

     je prends davantage conscience des choses

    et c'est très compliqué",

     confie cet homme de 57 ans, 

    tombé malade en avril après une chimiothérapie.

     "Le plus dur,

    c'est de savoir qu'on aurait pu

    ne plus être là pour sa famille.

     J'ai peur de revivre ça." 

     

    "Ce ne sera plus jamais comme avant" 

    Certains patients souffrent "d'angoisses, de difficultés de sommeil,

     de cauchemars",

    observe Marisa Denos, neuropsychologue

    à la Pitié-Salpêtrière.

     "Il y avait des reviviscences,

    des flashs" d'"images traumatiques"

     de la réanimation,

    poursuit sa consœur Marion Saulnier.

     Des hallucinations aussi. 

    La fréquence de ces perceptions 

    inquiétantes et étranges"

    a marqué Valérie Herr-Daroux,

     psychologue à l'Institut universitaire

    de réadaptation Clémenceau,

     à Illkirch (Bas-Rhin).

     Des impressions de séparation,

    de conflit avec des proches,

     

     parfois même de drames. 

    "Beaucoup de patients avaient l'impression

    que leurs proches étaient décédés",

     confirme Marion Saulnier. 

    "Ils croyaient à ces hallucinations,

     même après avoir revu leurs proches." 

     

    L'aide d'une psychologue a aidé Rabah Jaouani, 

    un patient d'Aincourt,

    à retrouver un meilleur sommeil.

     "Pendant un moment", celui-ci était marqué par des cauchemars 

    et une grande angoisse. 

    "J'avais très peur au départ.

     Est-ce que je vais retrouver ma vie d'avant ?

     Je me suis posé la question une centaine de fois, 

    elle me travaillait la nuit", 

    confie cet homme de 54 ans, rentré chez lui mi-juillet. 

     

    Une semaine avant de sortir,

     je faisais encore des cauchemars, y compris la journée.

     Je voyais des fantômes qui venaient chercher une infirmière,

     et je me battais avec eux.

    Rabah Jaouani

    à franceinfo

     

    A cela s'ajoute "un syndrome dépressif réactionnel", 

    complète Marylène Jousse. 

    "Je n'ai plus de cauchemars ou d'hallucinations,

     mais je suis triste",

    souffle Fernand Pierre, allongé sur son lit,

     en blouse d'hôpital. 

    Cet homme de 67 ans y est en réadaptation

    depuis deux mois et demi,

     après un mois en réanimation. 

    Le visage défait et le regard inquiet,

    il dit avoir perdu 

    "la moitié" de son autonomie

    et ne parvient pas à s'apaiser. 

    "Ce ne sera plus jamais comme avant", répète-t-il, 

    immobile sur son lit. 

    Fernand Pierre peut marcher,

    mais ses bras restent lourds 

    et ses mains sans force. 

    "Un orage" lui est tombé dessus.

     "C'est très dur d'être dans cet état.

    Ça a cassé ma vie."

     

    Un choc unique, celui de l'épidémie 

    Dans son service de la Pitié-Salpêtrière, 

    Marisa Denos est elle aussi "allée au devant",

     proposant aux patients un soutien

    à leur arrivée après la réanimation.

     "Nous sommes partis du principe

    qu'ils allaient en avoir besoin",

     souligne la psychologue. 

    A cause de l'épidémie,

    "la situation était particulière,

     avec des patients isolés, 

    qui ne pouvaient pas voir leurs familles",

    rappelle-t-elle.

     

    La spécialiste en neuropsychologie

    a remarqué une souffrance

     liée à l'incertitude médicale face au coronavirus.

     "Des patients ont été testés négatifs

    puis ont fini aux urgences

     en insuffisance respiratoire.

     Ils ressentent de la colère et de la peur",

    explique Marisa Denos.

     Ils s'interrogent : un diagnostic moins tardif 

    leur aurait-il évité la réanimation ? 

    Pour Marion Saulnier,

     ces pensées ont engendré un sentiment

    "de persécution",

     l'impression d'avoir été "un cobaye". 

    "Le personnel soignant était très inquiet

    et incertain.

     Les patients l'ont ressenti", ajoute-t-elle.

     

    Les rescapés partagent la même incompréhension.

     Les patients de Marisa Denos se demandent

    comment et pourquoi

     une telle épreuve est arrivée,

    si les séquelles vont rester,

     si le virus va revenir.

     "L'anxiété est d'autant plus forte que l'on parle 

    d'un traumatisme collectif, à une échelle immense", 

    poursuit Marilyne Baranes.

     Cette docteure en psychologie clinique

    et psychopathologie,

     spécialiste du stress post-traumatique,

     suit cinq patients post-réanimation,

     âgés de 28 à 40 ans. 

    "D'habitude, des patients sortis de réanimation ont,

     plus ou moins rapidement,

    le sentiment d'avoir échappé à la mort,

     d'être tiré d'affaire. 

    Là,

    les gens ne comprennent pas pourquoi

    cette maladie

     a fait tant de dégâts,

    pourquoi on n'a pas prévenu les gens plus tôt.

     Et avec la possibilité d'une deuxième vague,

    ils sont pétris de peur."

     

    L'angoisse est d'autant plus forte pour des jeunes

     qui n'avaient jamais connu l'hôpital.

     A 22 ans,

    Hugues Mignot voit son état physique revenir

    "quasiment comme avant",

     même si tout effort sportif reste interdit.

     Ses cheveux et poils de barbe blanchissent et tombent.

     "C'est lié au stress post-traumatique", 

    dit calmement ce Parisien

    passé dix jours en réanimation en mai.

     À l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine),

     Hugues Mignot était l'un des rares patients

    conscients dans le service.

     Si les médecins étaient "très humains",

     les souvenirs restent violents,

    comme cette vue sur 

    la chambre d'un homme très âgé,

    placé sous respirateur

     et dans le coma. 

    Ou ces trois jours critiques 

    "où je me suis rendu compte

    que c'était peut-être la fin". 

     

    Un médecin est venu m'annoncer

    que mon état ne s'arrangeait pas.

     Il m'a dit qu'il ne savait pas si

    j'allais passer la nuit.

    Hugues Mignot

    à franceinfo

     

    Deux mois et deux rendez-vous

    avec une psychiatre plus tard,

     l'étudiant se sent "un peu libéré"

    des cauchemars et hallucinations. 

    "Les scènes qui reviennent s'estompent",

     mais le jeune homme vit encore

    "quelques crises d'angoisse",

     comme ce moment dans un métro "bondé", 

    entouré d'usagers ne portant pas de masque.

     Hugues Mignot a quitté la rame

    et fini son trajet en taxi. 

    Les informations sur le virus l'inquiètent,

     tout comme le temps long

    avant une rémission complète.

     "J'ai vu une étude disant qu'on pouvait

    le rattraper.

     Ça me stresse, je ne veux pas retourner

    à l'hôpital",

     lâche-t-il. 

     

    Pendant un mois, de retour chez ses parents,

     Hugues Mignot n'est "quasiment pas sorti". 

    Cette peur de l'extérieur est très présente

    chez les patients 

    de Marion Saulnier, 

    à l'approche du retour au domicile. 

    "Le simple fait de leur dire 'vous allez sortir' 

    réactivait chez eux une grande angoisse,

     beaucoup de pleurs et d'affect dépressif",

    note la psychologue.

     Nombreux étaient ceux qui craignaient une rechute,

     et l'absence du corps médical, une fois chez eux.

     

    "Aujourd'hui, ce n'est pas encore ça"

    Avec le travail d'écoute de leur souffrance, 

    une majorité des patients en soins de suite

    à la Pitié-Salpêtrière

     "allaient mieux" à leur sortie,

    remarque Marisa Denos.

     Marion Saulnier a pris soin d'appeler

    ses patients

     pendant environ un mois après leur sortie.

     Et ensuite ?

    Si des infirmières à domicile sont présentes

    au début "

    pour vérifier l'état physique 

    et psychologique des patients",

     aucune autre prise en charge 

    psychologique n'est prévue. 

    "C'est ce qui a beaucoup manqué",

    regrette la psychologue.

     Elle et ses confrères ont tenté d'aider

    "en leur donnant des adresses",

     à l'instar d'Aurélien Freyburger, 

    psychologue au centre de rééducation

    de Mulhouse (Haut-Rhin).

     Dans cet établissement,

     un patient sur deux a bénéficié d'un soutien psy

    à son arrivée.

     A leur sortie, "soit il s'agit du libéral,

     et ce n'est donc pas pris en charge, 

    soit ce sont des centres médico-psychologiques, 

    où il y a énormément d'attente". 

     

    Le traumatisme est répertorié 

    dans la classification internationale des maladies.

     Le suivi psychologique post-traumatique 

    doit être pris en charge par la Sécurité sociale.

    Marilyne Baranes, psychologue

    à franceinfo

     

    Sylvie Barra s'est donné le temps,

    à sa sortie de l'hôpital,

     de voir l'évolution de sa santé mentale.

     Cette ancienne infirmière de 60 ans

    voulait croire à des progrès sans aide,

     mais "j'avais un mal-être qui s'accentuait", 

    reconnaît-elle.

     L'angoisse "permanente",

    la peur du virus et de la mort,

     et des crises de larmes. 

    Après un mois,

    la patiente a sollicité sa psychologue,

     qu'elle voit chaque semaine.

     

    "Aujourd'hui, ce n'est pas encore ça",

     déplore la jeune retraitée, qui explique souffrir 

    du syndrome du survivant,

    que connaissent parfois les rescapés d'attentats.

     Une culpabilité de vivre,

     alors que l'événement traversé a fait tant de victimes.

     "Je suis passée tout près de la mort.

     J'ai une envie puissante de croquer la vie

    à pleines dents,

     mais une partie de moi me dit :

     'je n'ai pas le droit, d'autres sont morts'." 

     

    Ça m'empêche un peu de vivre.

     Je me sens complètement décalée,

     en flottement entre la sortie de l'hôpital

    et la vraie vie.

     Plus rien n'a d'importance.

     L'ordinaire est ennuyeux quand

    vous êtes passé tout près de la mort.

    Sylvie Barra

    à franceinfo

     

    En Ile-de-France,

     les patients qui n'ont pas les moyens financiers

    d'entamer

     une psychothérapie peuvent consulter

    le réseau Recup'Air,

     qui aide à la réadaptation des personnes

     atteintes de maladies broncho-pulmonaires

     et a mis en place un suivi gratuit.

     Cinq séances avec des psychologues sont offertes. 

    Depuis le début de leurs suivis respectifs,

     mi-avril et début mai,

    deux patients de Lizet Jammet

     montrent "des améliorations

    dans la prise de conscience de soi,

     de son corps et de la réalité",

    salue cette psychologue du réseau.

     L'un accepte mieux ce qu'il a traversé, 

    l'autre,

    une femme âgée pétrifiée par la crainte

    de contaminer les autres,

     "a pu avoir accès à sa famille". 

    "Cette prise en charge permet au patient

    de retisser son histoire,

     sa relation aux autres",

    souligne Véronique Trebourg,

    psychologue pour Recup'Air.

     

    Les effets à plus long terme restent méconnus.

     Se pose aussi la question du suivi des proches,

     eux-mêmes parfois très éprouvés. 

    En cette fin du mois de juillet, 

    l'idée de consulter un psychologue en famille 

    "trotte dans la tête" d'Eric Mignot,

     après avoir vu son fils si près de la mort.

     Pendant ces jours de mai où Hugues

    était en réanimation,

     son père a "pris la foudre". 

    "Je ne dormais plus.

    Quand les médecins appelaient,

     je tremblais comme une feuille", raconte-t-il, 

    décrivant "sans doute le pire moment de ma vie".

     Ces traumatismes s'estomperont-ils avec le temps ? 

    Pour Aurélien Freyburger,

    des troubles anxieux

    "se résorbent d'eux-mêmes",

     si la personne retrouve

    "un train de vie normal 

    sans évitement massif

    des situations anxiogènes". 

    Pour certains,

    "il peut y avoir des stress post-traumatiques

    plus tard,

     même si la personne a repris une vie normale".

     "On n'est pas à l'abri de ça."

    C'est si dur mais pour Nous Tous ,

    Olivier et les autres ne comprennent pas ,

    Tu es un réel battant "Vincent "

    mais de grâce .......

    Reviens nous ......... 

    Certes terrible mais "Vincent " reviens nous ....C'est si long 3 mois sans Toi ...........


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  •  Clic>>>

    Foyers d'infections ou Clusters .....à nouveau ...........

    COVID-19 bloc opératoire intubation

    bien loin pour les douleurs

    qu'une grosse Angine

    >>Rien de comparable et

    supporter cela quelques semaines ,

    retourner jusque sur le ventre ,

    dans tous les sens ........

    Imaginez vous ................

     

     


    3 commentaires
  • C'était bien la peine

    de ne pas avoir de défilé

    pour voir cela le soir .........

    Nous en sommes choqués toutes et tous .....

    un grand n'importe quoi ...

     Clic et regardez svp 

    De quoi se révolter pour Les Nôtres .........

     


    2 commentaires
  • gdes malades du Covid-19 témoignent de symptômes persistants après plusieurs mois

    Sur les réseaux sociaux, ils sont plusieurs milliers de personnes à évoquer des conséquences du coronavirus, de longues semaines après avoir été infectés.

    Des consultations "post-Covid" émergent peu à peu pour tenter d'expliquer cet état.

    "Marcher plus de quelques mètres" est maintenant une épreuve sportive, impossible à terminer pour Agathe. Depuis plusieurs mois, cette femme de 35 ans ressent un essoufflement continu, une fatigue "que je ne connaissais pas avant". Son corps, "très lourd", pourrait être celui d'une octogénaire. Il est celui d'une patiente qui, selon les diagnostics de plusieurs médecins, a présenté des symptômes "très évocateurs" du Covid-19.

    Sur les réseaux sociaux, leurs témoignages apparaissent accompagnés du hashtag #apresJ20, #apresJ60, parfois même #apresJ100. Des personnes affirmant avoir souffert du Sars-CoV-2 disent connaître encore de lourds symptômes, longtemps après leur apparition. D'après un suivi du CHU de Rennes, entre 10 et 15% des patients non-hospitalisés interrogés n'avaient toujours pas repris leur activité, six semaines après la maladie. "Ils présentaient toujours des symptômes inattendus, très invalidants",

    développe Pierre Tattevin, chef du service des maladies infectieuses.

    "Un tiers des patients avaient l'impression d'avoir perdu leur capacité respiratoire.

    Et 40% exprimaient une grande fatigue." 

    L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a évoqué cette réalité le 22 juin, lors d'une conférence de presse (en anglais) :

    "Certaines personnes ont des symptômes persistants, comme une toux sèche au long cours, de la fatigue ou le souffle court en montant des marches", a reconnu l'institution. Une étude néerlandaise, relayée par le site NL Times, a récemment montré que 60% des patients interrogés – environ 1 600 – présentaient toujours des symptômes respiratoires, près de trois mois après le début de la maladie.

    Pourtant, 91% d'entre eux n'ont pas été hospitalisés, et 85% de ces patients étaient en bonne santé avant le Covid-19.

    D'après Benjamin Davido, infectiologue à l'hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine),

    5 à 10% des malades du coronavirus pourraient être dans cette situation. 

    "Les symptômes étaient passés puis ça a empiré"

    Julie, 40 ans, a perçu de premiers symptômes "anodins" début avril. Un léger rhume et des éternuements, vite accompagnés d'une perte d'odorat. "J'avais des courbatures et de la fatigue, mais rien à voir avec ce que je connais actuellement", relate cette mère de deux enfants, "épuisée" après trois mois de maladie. Pour cette professionnelle de la protection de l'enfance en Ardèche, testée positive, la situation est passée d'un "petit rhume" à des insuffisances respiratoires mi-avril. Puis une rechute, il y a moins d'un mois. Julie décrit désormais "des migraines qui ne passent pas", des "nausées incessantes". 

    Les premiers symptômes d'Olivier,

    courant mars, semblaient eux aussi "plutôt légers". Des courbatures, une perte du goût et de l'odorat, des douleurs thoraciques et de la fatigue. "Le tournant a eu lieu début mai", à l'issue d'une accalmie de deux à trois semaines, raconte cet habitant de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), testé positif lui aussi :

    "Une pointe au cœur avec des picotements au cerveau m'a fait chuter. Mon corps tremblait. J'ai cru que j'allais mourir." Une batterie d'examens avec un cardiologue ne signale rien, mais des "sauts de cœur" reviennent pour cet homme de 44 ans "trois à quatre fois par jour". 

    De ces symptômes cardiaques naissent parfois des complications, comme l'a vécu Philippe, Parisien de 33 ans également testé positif par PCR. "J'ai été arrêté le 4 mars... jusqu'à la semaine dernière", résume le trentenaire travaillant dans le milieu de l'assurance. En plus de la toux et d'un essoufflement "qui ne partait pas",

    Philippe a développé une tachycardie – un symptôme "assez fréquent" parmi les patients suivis à Rennes, observe Pierre Tattevin. "J'étais déjà traité pour de l'arythmie et de l'hypertension, mais après la tachycardie, j'ai développé une insuffisance cardiaque", rapporte Philippe.

    En avril, j'ai débuté un nouveau traitement cardiaque, à vie. J'aurai toute ma vie un suivi cardiaque à cause du Covid-19.

    Philippe

    "Les symptômes sont passés, puis ils sont repartis. Et là, ça a empiré", confie de son côté Anne Rettien, artiste peintre et salariée d'un magasin dans la région de Metz (Moselle). Début mars, cette femme de 56 ans a souffert d'une toux persistante, d'acouphènes et de douleurs thoraciques.

    "C'était désagréable mais pas douloureux. Ça l'est devenu par la suite", décrit-elle. L'essoufflement est arrivé, tout comme les palpitations :

    "Mon cœur battait fort quand je montais cinq marches, alors que je fais d'habitude du sport quatre fois par semaine."

    Courant avril, après avoir été testée positive, les douleurs thoraciques d'Anne Rettien s'intensifient. La quinquagénaire, en permanence fatiguée, sent comme une personne assise sur sa poitrine. Un scanner détecte alors une fibrose pulmonaire récente, liée au Covid-19. "Il n'y a rien à faire contre cette fibrose, déplore-t-elle.

    J'aurai un scanner de contrôle dans six mois. Soit elle partira, soit elle ne partira pas." En arrêt et malgré des améliorations respiratoires, Anne Rettien vit toujours une vie "au ralenti". L'inquiétude la gagne :

    "Est-ce que je vais guérir ? Et quand ?"

    "Les médecins sont démunis"

    "Nous sommes face à un désert :

    un désert d'information, un désert de coordination médicale",

    dénonce un collectif de ces patients dans une tribune parue dans Le Journal du dimanche. Face à ce constat, Hélène Elouard a lancé une pétition pour "les oubliés du Covid-19".

    "Pour beaucoup d'entre nous, pas de formes alarmantes, alors, on nous a laissés de côté. C'est le stress, c'est l'angoisse, c'est psychologique, nous dit-on", écrit-elle.

    "Ce n'est pas normal que l'on ne prenne en charge que quand un test est positif", regrette cette femme de 54 ans. 

    Agathe assure ainsi ne pas avoir pu intégrer un service de rééducation post-Covid, faute de test PCR fin mars (à l'époque, seuls les cas graves étaient testés) et du fait de résultats négatifs en test sérologique.

    Des "faux négatifs" sont toutefois possibles, et des diagnostics médicaux, consultés par franceinfo, évoquent une infection Covid-19. Grâce à un proche, elle a finalement pu rejoindre un centre de rééducation ces derniers jours, près de Deauville (Calvados).

    "Les médecins sont assez démunis. Ils n'ont jamais vu ça : autant de symptômes avec un bilan clinique aussi parfait",

    commente la trentenaire. 

    Agathe dans un centre de rééducation,

    le 2 juillet 2020.  (AGATHE )

    "C'est normal, ça va passer", "Je ne sais pas", "Vous avez une côte coincée"...

    Voici, entre autres, ce qu'assure avoir entendu Flora ces derniers mois, alors qu'elle se présentait à des médecins avec d'importantes douleurs au poumon. "Le mal au thorax,

    je l'ai depuis trois mois", insiste cette vendeuse de 31 ans vivant à Dinan (Côtes-d'Armor), en arrêt depuis dix jours du fait de ces symptômes. "Certaines personnes nous croient à moitié : beaucoup nous disent 'non, c'est dans le mental'.

    Nous, on va les voir parce qu'on a mal."

    Nous ne connaissions pas ce virus il y a six mois.

    Des symptômes psychosomatiques sont souvent évoqués quand on ne trouve pas une explication anatomique à ce que l'on voit.

    Ça ne veut pas dire que ça l'est. 

    Pierre Tattevin

    Marjorie Neveu a vu sa médecin "25 fois en quatre mois". Cette cadre de l'Education nationale de 45 ans souffre encore "de problèmes à respirer, de douleurs musculaires et osseuses" et d'une "fatigue persistante". Après une pancréatite en février, la patiente s'est retrouvée plusieurs fois aux urgences en avril et mai, du fait de douleurs thoraciques trop importantes.

    Comme ce jour d'avril, où Marjorie Neveu, "complètement oppressée", n'arrivait plus à respirer.

    "On m'oriente alors vers un scanner et les aspects scanographiques montrent une atteinte Covid-19", relate-t-elle.

    "Puis, ils m'ont transférée aux urgences Covid. Ils m'ont fait un test PCR, revenu négatif. On m'a demandé de rentrer chez moi tranquillement."

    Le scénario se répète fin avril, puis fin mai. On lui prescrit des antibiotiques et antalgiques, et un médecin évoque "une crise d'angoisse".

    Le 18 juin, un nouveau scanner révèle que Marjorie Neveu souffre d'une embolie pulmonaire.

    Elle est hospitalisée six jours en unité

    Covid-19. 

    "Le corps médical est dans l'interrogation la plus totale", résume Grégoire Duquesnoy, âgé de 35 ans. Il y a un mois, cet habitant du nord de la France a consulté un pneumologue, démuni face à des gênes respiratoires très régulières depuis mars.

    "J'ai fait un test de capacité pulmonaire et j'avais une capacité de 77%, contre 130% lors de mes derniers examens, relate-t-il.

    J'ai perdu la moitié de mes capacités pulmonaires."

    Face à lui, le pneumologue évoque une "guérison Covid", mais reste dans le doute. "Même lui me disait que le confinement avait pu créer une psychose. Mais je n'ai jamais eu de problème avant. Je suis très sportif, et là, j'ai un état qui se dégrade."

    "Mon corps ne se remettra pas"

    Les douleurs thoraciques, l'essoufflement et un état général de fatigue sont les signes actuels les plus fréquents chez ces patients, constate Pierre Tattevin.

    "Samedi, je suis sortie dehors pour la première fois depuis longtemps", relate Marjorie Neveu. Ses douleurs thoraciques continuent de la réveiller la nuit. Elle ressent comme "des coups de poignard à chaque respiration".

    La moindre chose me demande un effort incommensurable. J'espère être sur la voie ascendante, mais je ne vois pas d'amélioration de ma fatigue. Je me casse la figure jour après jour.

    Marjorie Neveu

    Marjorie Neveu, hospitalisée pour une embolie pulmonaire à Mantes-la-Jolie (Yvelines).  (MARJORIE NEVEU )

    Si Julie n'a plus les symptômes respiratoires qu'elle a pu avoir, sa fatigue persiste encore. "Je suis épuisée, j'ai l'impression que mon corps ne se remettra pas", résume Julie. Cette mère se souvient avoir dû s'arrêter à deux reprises, alors qu'elle préparait une pâte brisée : "Tout le haut du corps me fait souffrir, et je suis très vite épuisée de tout."

    Comme simplement courir après son fils de 16 mois, ou lui donner son bain.

    L'essoufflement et l'épuisement ne sont pas les seuls symptômes à s'inscrire dans la durée. "J'ai eu le Covid-19 et des symptômes plus étonnants les uns que les autres se sont enchaînés", témoigne Florence, diagnostiquée par son médecin. En plus d'une gêne respiratoire et d'une grande fatigue, cette femme de 45 ans vivant en Ile-de-France décrit des maux de tête "quotidiens, très intenses", mais aussi des douleurs gastriques et de la diarrhée, fréquente parmi les personnes interrogées.

    "J'ai aussi des absences, des trous de mémoire : je ne vais plus savoir comment fonctionne le micro-ondes, ou oublier que j'ai appelé quelqu'un un après-midi et le rappeler le soir." Son mari l'aide beaucoup", tant chaque tâche ménagère est devenue difficile. La situation est la même pour Philippe, dont le conjoint "a beaucoup pris le relais" : étendre le linge, par exemple, n'est plus faisable. "Je dois m'asseoir et reprendre mon souffle, boire de l'eau. Comme si j'avais fait une séance de sport, alors que c'est un effort normal de la vie courante." 

    "Moralement c'est difficile"

    Quatre mois après sa contamination,

    Olivier sent qu'il commence à corriger son essoufflement à l'effort.

    Mais ses questions restent nombreuses, notamment sur des symptômes d'ordre neurologique,

    ou sur son odorat de nouveau altéré.

    Il y a quelques jours, le patient s'est rendu à l'Hôtel-Dieu à Paris,

    pour débuter un suivi de ces symptômes au long cours.

    Sa médecin "suit une centaine de personnes" dans le cadre de ce programme, relate le quadragénaire. 

    Ces consultations "post-Covid" sont nées récemment pour mieux prendre en charge ces patients toujours malades.

    Des études se lancent en parallèle pour leur apporter des réponses.

    A l'hôpital de l'Hôtel Dieu,

    deux études sont en cours sur la persistance et la résurgence de leurs symptômes,

    précise Le Parisien.

    En Suisse, ajoute La Tribune de Genève, l'hôpital de l'Ile à Berne se penche sur les séquelles à moyen et long terme du Covid-19. 

    A l'hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine), le programme "Rehab-Covid", proposé trois demi-journées par semaine, a débuté le 12 juin. "Nous avons vu une quinzaine de patients, mais nous avons beaucoup de demandes :

    nous sommes presque plein jusqu'en septembre", explique Nicolas Barizien, chef du service de médecine physique et de réadaptation de l'hôpital. 

    Grégoire Duquesnoy consulte les résultats de ses examens médicaux à son domicile, le 2 juillet 2020.                                          (GREGOIREDUQUESNOY 

    Comme plusieurs témoignages                  L'évoquent, les patients suivis à Suresnes ont fait "une forme pas très grave et assez typique" du Covid-19, décrit le médecin.

    Ils ont ensuite connu "une période de convalescence de deux à trois semaines", puis une "résurgence de symptômes" multiples sur le tard.

    "On ne voit pas cela habituellement dans les maladies infectieuses",

    développe Nicolas Barizien.

    "Il y a beaucoup de signes – comme l'essoufflement, la fatigue ou des douleurs musculaires – que l'on retrouve dans des infections virales banales.

    Le Covid-19, lui, donne tous ces signes."

    Les signes ne sont pas surprenants. Ce qui l'est, c'est le fait de voir tous ces signes en même temps, et une résurgence des symptômes alors qu'on les croyait guéris. 

    Nicolas Barizien

    Pierre Tattevin partage ce constat d'un virus très déroutant.

    "D'autres groupes de virus, les hépatites virales par exemple, peuvent donner des fatigues prolongées.

    Ce n'est pas du tout attendu pour des virus respiratoires", relève le médecin. 

    De premières hypothèses émergent néanmoins.

    "Ce n'est pas une persistance du virus, plutôt une convalescence prolongée de tous les dégâts qu'a fait le virus à sa phase aiguë",

    constate Pierre Tattevin.

    "Cela ressemble plus à quelque chose de post-infectieux, de post-inflammatoire",

    poursuit-il.

    Les tachycardies pourraient ainsi être "une compensation du cœur face au manque d'oxygène et à la fatigue".

    Quant à l'atteinte du système nerveux,

    "c'est une piste sur laquelle on travaille, mais aucune lésion n'a été observée à ce stade", précise Nicolas Barizien. 

    Les deux médecins se veulent optimistes.

    A l'hôpital Foch, les premiers patients du "Rehab-Covid" voient déjà leur état s'améliorer. "La majeure partie des gens, après trois mois, sont totalement guéris",

    insiste Pierre Tattevin.

    Mais pour les patients toujours atteints,

    la perspective du rétablissement est encore lointaine.

    "Moralement, c'est difficile,

    confie Agathe.

    C'est une maladie marathon et

    on ne sait pas s'il y aura une fin.".............. 

    Rien n'est PIRE QUE DE RÉPONDRE A CETTE QUESTION "Est-ce que je vais guérir ?".......


    2 commentaires
  • Ne pensez vous pas qu'il y ait eu assez de décès , de malades dont la vie est fichue .....Certes oui Les soignants , les médecins sont et seront là(malgré les pertes parmi nous et ceux dont la vie ne tient qu'à un petit fil ) pour qui " Des inconscients , des irresponsables qui s'en fichent mais de grâce svp "PENSEZ A VOUS ET VOS PROCHES ...."Les gestes barrières non respectés etc............Après la Mayenne, la Bretagne va lancer une campagne grand public de tests du Covid-19, auprès de 63 000 personnes dans les Côtes-d'Armor. Le relâchement des gestes barrières et la flambée de l'épidémie de coronavirus dans plusieurs pays du monde font craindre une deuxième vague en France. Infos en temps réel.

     

    [Mise à jour le jeudi 9 juillet à 14h05] Le bilan mondial de la pandémie de coronavirus continue de s'aggraver : 12 millions de personnes ont été infectées par ce nouveau virus (dont plus de la moitié aux États-Unis et en Amérique Latine), et 549 534 en sont décédées, selon les dernières statistiques de l'Université John Hopkins. L'OMS craint un effet rebond au niveau mondial et a appelé le 3 juillet les pays touchés par le Covid-19 à "se réveiller" et à "engager le combat" : "S'il vous plait, n'ignorez pas ce que vous disent les chiffres", a déclaré le responsable des urgences sanitaires à l'OMS, le Dr Michael Ryan, lors d'une conférence de presse. En effet, dans les pays en plein hiver austral (21 juin-21 septembre), l'épidémie flambe : Amérique du Sud (Mexique, Brésil), Afrique du Sud, Australie. En France, le bilan est de 29 965 personnes sont mortes du Covid-19 (+32 ces dernières 24 heures) et 168 810 cas positifs. Santé Publique France a indiqué le 8 juillet que près d'un quart des infections par le SARS-CoV-2 restent asymptomatiques et qu'environ 50 % des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique du patient source. Même si la situation épidémiologique est stable dans le pays, le virus pourrait revenir dès cet été, prévient l'infectiologue Eric Caumes, chef du service de l'hôpital La Pitié-Salpétrière qui avertit que "depuis quelques semaines, les courbes ne descendent plus". Dans un entretien accordé à l'AFP, le Pr Jean-François Delfraissy, Président du Conseil Scientifique Covid-19, confirme que "beaucoup d'éléments font penser qu'il pourrait y avoir un retour du virus pour la fin octobre ou le mois de novembre" d'autant qu' "il y a une perte quasi complète des mesures de distanciation, en particulier chez la population jeune" Mais pas qu'eux hélas .......

    Dernières infos en direct :

     

    Dans un communiqué du 9 juillet, l'ARS de Bretagne annonce le lancement cette semaine d'une campagne grand public de tests virologiques (tests PCR) et sérologiques du Covid-19, dans cinq communes du département des Côtes d'Armor : Saint-Brieuc, Yffiniac, Ploufragan, Langueux et Trégueux, représentant 63 000 habitants. Cette campagne s'organise sur la base du volontariat avec l'envoi de bons durant le mois juillet, par mail ou courrier à l'ensemble des assurés du régime général de l'Assurance maladie et de la Mutualité sociale agricole des communes concernées. Les porteurs de ces bons même s'ils n'ont pas de symptômes, pourront bénéficier gratuitement et sans avance de frais de ces deux tests dans le laboratoire de leur choix après avoir au préalable pris rendez-vous par téléphone ou internet. Chaque bon de dépistage donne droit à deux tests différents : un test virologique (test RT-PCR), par prélèvement nasopharyngé, qui permet de savoir si l'on est porteur du Covid-19 au moment du test ; un test sérologique, par prise de sang, qui permet d'identifier la présence d'anticorps et ainsi de savoir si l'on a été porteur du Covid-19 par le passé.

    Un rebond de l'épidémie de Covid-19 en France est possible en octobre/novembre, voire carrément cet été si les mesures barrières sont abandonnées, prévient le président du Conseil scientifique chargé de guider le gouvernement, Jean-François Delfraissy, dans un entretien à l'AFP.

    En Mayenne, un dépistage massif va être lancé. "Depuis le 25 juin le nombre de cas positifs au covid-19 en Mayenne a été multiplié par quatre et se porte aujourd'hui à près de 220 cas, explique l'ARS Pays-de-la-Loire dans un communiqué du 9 juillet. Différents indicateurs alertent sur la circulation active du virus avec des dépassement des seuils de vigilance: le taux de positivité chez les personnes dépistées est passé au dessus de 8,79 % et le taux d'incidence à 47,16 % pour 100 000 habitants (nombre de nouveaux cas sur les 7 derniers jours rapporté à 100 000 habitants). A ce jour, 6 foyers épidémiques (clusters) sont identifiés en Mayenne et de nombreux signalements ont été réceptionnés. Deux personnes sont hospitalisées en réanimation au CH de Laval depuis ces dernières 24h."  Plus de 900 tests vont être réalisés cette semaine dans le cadre de ce dépistage préventif.

    Le Pr Eric Caumes, infectiologue à l'hôpital parisien La pitié-Salpétrière prévient "Le virus continue de circuler. Depuis quelques semaines, les courbes ne descendent plus. (...) On revoit des malades arriver avec des Covid aigus" (..) "Dans mon service, on a été obligé d'ouvrir une deuxième partie pour accueillir des patients, car la première était pleine. Je n'avais pas vu ça depuis deux mois" a t-il déclaré sur LCI.

    Une étude publiée par Santé Publique France le 8 juillet confirme qu'un quart des infections par le SARS-CoV-2 restent asymptomatiques et qu'environ 50 % des transmissions surviennent durant la phase pré-symptomatique du patient source. Dans sa synthèse, l'Agence précise que la période de contagiosité serait maximale de 2 à 3 jours avant, et jusqu'à 8 jours après le début de symptômes. "Les mesures de distanciation et de port du masque ne doivent pas être réservées aux personnes malades, estime Santé Publique France. L'identification des contacts doit inclure des évènements potentiels de transmission dans les 2 à 3 jours avant l'apparition des signes chez un cas."

    La France est déconfinée mais toujours en stade 3 de l'épidémie de coronavirus depuis le 14 mars puisque le virus circule sur tout le territoire et plus uniquement dans certaines régions et villes. Au 8 juillet, l'épidémie est stable dans le pays. 168 810 cas positifs au coronavirus ont été recensés depuis le début de l'année. 7 297 personnes sont toujours hospitalisées pour une infection COVID-19 et 83 nouvelles admissions ont été enregistrées en 24 heures. 529 malades atteints d'une forme sévère de COVID-19 sont en réanimation. 18 nouveaux cas graves ont été admis en réanimation. Le solde reste négatif en réanimation, avec 9 malades de COVID-19 en moins par rapport à hier.

     

    A partir du 11 juillet : fin de l'état d'urgence sanitaire sur le territoire métropolitain : les croisières fluviales seront de nouveau autorisées ; les stades et hippodromes seront ouverts au public, avec une jauge maximale de 5 000 personnes. Comme pour les salles de spectacle, les activités rassemblant plus de 1 500 personnes devront donner lieu à déclaration, afin que puissent être garanties le respect des précautions nécessaires ; la jauge maximale de 5 000 personnes pour les grands évènements, les stades et les salles de spectacle est en principe en vigueur jusqu'au 1er septembre. Un nouvel examen de la situation épidémiologique nationale sera réalisé mi-juillet pour décider si un assouplissement est possible pour la deuxième partie du mois d'août.

     

    A partir du mois de septembre 2020 : sous réserve d'une nouvelle évaluation de la situation épidémiologique, la rentrée pourra être marquée par de nouveaux assouplissements : ouverture des établissements accueillants des foires, expositions et salons, ouverture des discothèques et des croisières maritimes internationales.

     

     La carte des départements en vigueur depuis le 2 juin, a classé en vert tous les départements de France métropolitaine. Seuls Mayotte et Guyane sont en orange puisque l'épidémie y est encore très active.

     

    → En France métropolitaine, le pic épidémique a été observé la semaine du 23-29 mars, soit une semaine après la mise en œuvre des mesures de confinement de la population générale, le 17 mars 2020. Le nombre le plus élevé de nouvelles hospitalisations pour COVID-19 a été observé au cours de la semaine du 30 mars au 5 avril.

     

    Nombre de tests réalisés, nombre de tests positifs pour le SARS-CoV-2 et taux de positivité dans les laboratoires, par semaine, France 2020

    courbe nombre de tests covid franceNombre de tests réalisés, nombre de tests positifs pour le SARS-CoV-2 et taux de positivité dans les laboratoires, par semaine, France 2020 © Santé Publique France

    Une deuxième vague très probable à l'automne

    Dans une interview accordée au Figaro le 7 juillet, Jérôme Salomon a indiqué que la France doit "se préparer à une reprise de l'épidémie, voire à une deuxième vague." Et d'ajouter : "Nous faisons tout pour tirer toutes les leçons de la première vague et anticiper au mieux avec l'ensemble des acteurs. Tous les services de l'État, les professionnels, les acteurs de terrain sont mobilisés pour gérer les clusters actuels et anticiper un rebond épidémique cet automne ou cet hiver."  Dans ce contexte,"plus que jamais, et même si ce sont les vacances estivales, j'appelle l'ensemble des Français à la prudence, à la vigilance et au bon sens en conservant les bons réflexes, les gestes barrières et d'hygiène car ce sont nos comportements individuels et collectifs qui conditionnent le risque de reprise de l'épidémie", a poursuivi le Directeur général de la Santé. Interrogé sur RMC/BFMTV mercredi 8 juillet, Jean Castex, nouveau Premier ministre a annoncé qu'en cas de seconde vague, il n'y aurait pas de reconfinement général comme au mois de mars avec des "conséquences terribles, économiques et humaines", mais qu'un plan de reconfinement ciblé était prêt"Lequel et de quelle manière nul ne le sait encore hélas mais nous nous y préparons !!

    Ne gâchez pas vos vies , de vos proches et tous pour n'avoir qu'en  Tète ohhhh cela n'arrive que chez les autres ...Hélas non ........

     Revenir mais pas en SANITAIRE ......

    Merci au moins de Faire un minimum .......


    1 commentaire
  •  oannis Haddock 

    16h

    Faites ce lien et voyer ce qui vous montre sur votre navigateur 

    @italiarevelacurardelcovid19

    Pourquoi se battre lorsque l'on voit ceci sur les réseaux sociaux ..........???? LA HONTE & Mensonges (2).....

    Pourquoi se battre lorsque l'on voit ceci sur les réseaux sociaux ..........???? LA HONTE & Mensonges (2).....

    Télécharger « Message FB.txt »

    (sans virus rassurez vous ) 

    (un peu long donc il ne me prend pas tout ;

    Il n'y a pas de mots forts assez pour notre ressentiment .....

    Les Italiens n'ont rien trouvé de plus que nous ;

    Ne suivez pas cet exemple donné par ces escrocs ..........

    Pensez à votre santé et Vie ....Les premières lignes tant applaudies chaque soir à 20h sont usées et il y a de quoi .....

    La Guerre n'est pas finie , tant que traitements , vaccins ne sont pas trouvés "La Bataille continue partout malgré ce déconfinement mais de grâce je vous en supplie ,

    #PENSEZ A VOUS #RESTEZ PRUDENTS SVP 


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  • Raz Le Bol de chez Raz le Bol des réseaux sociaux , 

    que vous alliez sur ce face de bouc , Twitter etc...Je m'en fiche royalement mais profaner , divulguer des conneries sur un sujet aussi important que cette guerre que nous menons de front sur Ce COVID-19 alors là non de non ;

    J'ai la RAGE et cette moutarde supère forte qui me sont montées aux nez .......

    Ne partager pas surtout pas ce qui suit comme message tout à fait erroné qui se publie sur "FACEBOOK " 

    S'il vous plait 

    (Suite en 2 ) 


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  •  CLIC sur ce lien >>>  Fabriquer son masque barrière rapidement sans machine à coudre

    Tuto vidéo pour fabriquer un masque rapidement

    L’Académie de médecine préconise le port du masque en tissu pour aller faire ses courses ou sortir en cas d’urgence. Par conséquent, il semble indispensable que tout le monde puisse en avoir un !

    Si vous n’avez pas de machine à coudre et que vous souhaitez fabriquer un masque barrière très rapidement, voici un tuto vidéo très utile !

    Tout d’abord, pour fabriquer votre masque maison, munissez-vous de tissu (taie d’oreiller, foulard, vieux tee-shirt, etc.), 2 élastiques et une paire de ciseaux.

    Ensuite, suivez les étapes de réalisation indiquées dans la vidéo.

    N’oubliez pas de laver votre masque en machine après chaque utilisation.

    Sur conseils du Chirurgien  Général montre comment fabriquer des masques faciaux (vidéo en anglais )


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  • Le plus grand flicage de tous les temps .............

    Télécharger « Le plus grand flicage de tous les temps.txt »

    lParfois je me demande si le gouvernement français n’a pas saboté la lutte contre le coronavirus.

     

    Je m’explique :

     Il n’y a eu aucune réquisition d’usine, ni de remise en marche d’un appareil industriel 

    capable de produire assez de simples masques en plastique lors de la pandémie. 

    Finalement, c’est seulement maintenant que le gouvernement nous dit qu’il devrait y avoir

     1 masque lavable en tissu pour chaque travailleur pour le déconfinement du 11 mai1 (Europe 1, 14 avril) ;

     

     

     Une capacité de test anémique: Le 11 avril, nous étions capables de faire seulement 70 000 tests par semaine.

     Soit 7 fois moins que l’Allemagne2. 

    Trois jours plus tard, Olivier Véran nous annonçait bien soudainement qu’on pouvait faire le double3.

     Bizarre. Les « raisons réglementaires » qui avaient bloqué la réalisation de 150 000 à 300 000 tests par semaine

     entre mi-mars et début-avril ont-elles été levées ? (Le Point, 3 avril)4 ;

     

     Un citoyen des Côtes d’Armor a acheté des masques en Chine pour les revendre à prix coûtant.

     Tous les masques ont été saisis par les gendarmes5 (Le Parisien, 3 avril) ;

     

     Le Monde (Les Décodeurs, 5 mars), sous prétexte de nous « désintoxiquer »,

     nous informe noir sur blanc qu’Agnès Buzyn a interdit la vente libre de chloroquine dès le 13 janvier 

    6. 

    Pourtant, la chloroquine était déjà à l’étude en Chine contre le coronavirus et le pays reconnaît que l’épidémie 

    a commencé à être prise en charge dès le mois de décembre

    7.

     

    Il faut généralement plus de 15 jours pour organiser et rédiger une étude scientifique, 

    donc il est probable qu’Agnès Buzyn ait été au courant du relatif succès de cette substance.

     En outre, cette étude se base sur des précédents :

     3 articles sur le lien entre chloroquine et d’autres coronavirus, qui remontent à 2008, 2013, et 20158;

     

     D’après Didier Raoult, la chloroquine fait partie des facteurs de baisse de l’épidémie en France9. Or le professeur a été régulièrement attaqué dans les médias. Chaque fois qu’une étude prouve l’utilité de cette substance (certes, avant que le malade ne se retrouve dans un état critique), elle « peine à convaincre »10 … Rappelons que selon la Cour des comptes, le gouvernement aide les médias à hauteur de 1,8 milliard d’euros par an en 2017, et ceci inclut 130 millions d’aide directe que reçoivent la quasi-totalité des journaux autorisés11 . Le gouvernement ne soufflerait-il pas aux oreilles des médias ce qu’il faut dire ?

     Emmanuel Macron a insisté dans son discours du lundi 13 avril sur la nécessité d’un vaccin et d’employer « tous les moyens possibles » pour résorber le virus12. Le même Emmanuel Macron qui était ministre de l’économie lorsque 13 000 lits d’hôpital ont été « fermés » sous la présidence de François Hollande. Et il a lui-même « fermé » plus de 4000 lits au début de son mandat (20 minutes, 18 mars13) ;

     

     En pleine crise du coronavirus, et avec les hôpitaux de la région Grand-Est aux abois, 

    le directeur de l’agence régionale de santé, Mr Lannelongue, a maintenu la décision de licencier 596 soignants. 

    Oui ceux qui sauvent des vies en ce moment se feront licencier ensuite ! (7 avril, Causeur14) ;

     

     On protège la population… mais pas les plus vulnérables: 6500 morts en maison de retraite,

     au 16 avril15, que la solitude et la coupure avec leurs proches n’a manifestement pas aidé à guérir (L’Internaute).

    Le virus, une belle couverture pour cacher ce qui ne va pas.

    Je suis étonné par une telle incompétence et une telle malveillance.

    D’ailleurs les Français ne s’y sont pas trompés, à pétitionner par centaines de milliers contre Edouard Philippe et Agnès Buzyn, pour mise en danger de la vie d’autrui.

    Listons donc les avantages que le gouvernement français a retiré et retire encore du confinement :

     Fin des protestations contre le régime des retraites… dont la réforme a été finalement suspendue ;

     

     Un 1er tour des municipales maintenu alors qu’il a été un moment clé de la diffusion de la maladie ;

     

     Suspension des libertés de se déplacer, de dépenser son argent, ou même de manifester.

     N’oublions pas que les interdictions de se réunir sont la règle en cas d’instauration de la loi martiale ou… de coup d’Etat ;

     

     Masquage de la crise économique qui couve depuis au moins 3 ans,

     avec des banques exsangues à force de spéculations, sous perfusion de la planche à billets.

     L’action de la Deutsche Bank, gavée de dettes jusqu’à la gorge est aujourd’hui à moins de 6€ après avoir été à 52€ il y a dix ans, 

    après la crise des subprimes. Si elle venait à tomber, toute l’Allemagne tomberait avec elle. 

    Il en va de même pour les banques belges et françaises ;

     

     Tentative anti-démocratique de vouloir mettre en place des « coronabonds» qui mutualiseraient les dettes européennes.

     Ceci constituerait une première étape pour l’établissement d’un budget européen, 

    puis d’un ministère et enfin, la dissolution de la France dans une Union européenne politique.

     Un fait aussi bien reconnu par les polémistes16, que par les financiers les plus froids

    17. On appelle ça le moment Hamilton

    18, en référence au geste financier qui a préludé à la création des USA ;

     

     Mise en place du « permis de se déplacer » sur smartphone, uniquement sur le site du gouvernement,

     qui ne manquera pas de conserver vos données IP19 ;

     

     Mise en place probable d’une application de pistage,

     qui rentrera officiellement dans votre répertoire et saura à qui vous parlez et combien de temps

    20. Elle permettra de suivre vos déplacements à distance, de vous ficher. 

    C’est ce qui se passe en Italie et en Chine. Peut-être même sera-t-elle reliée

     à l’enregistrement permanent de vos conversations qu’opèrent les constructeurs de téléphone à votre insu.

     De toute façon, l’exécutif n’a plus de contrepouvoir pour lui tenir tête, j’y reviendrai ;

     

     Sans compter qu’à l’instar des autres constructeurs de téléphone,

     Apple accède à toutes les requêtes du gouvernement pour pénétrer votre vie privée… 

    comme nous l’a appris un média public, France 24, et ce dès 201321.

    Appel à la désobéissance numérique !

    Voilà pourquoi je vous en prie, ne faites pas vos attestations par téléphone, 

    et n’installez jamais l’application du gouvernement. 

    Ceci n’a pas lieu qu’en France : les médias autorisés, de concert avec le pouvoir, 

    ont partout alimenté une terreur bien supérieure à la gravité de la maladie.

     Ce qui a donné lieu à la plus grande entreprise de flicage que l’humanité ait jamais connue. 

    En France, la CNIL ne représente aucune défense, puisqu’elle est une agence gouvernementale non-élue.

     L’assemblée nationale est majoritairement du côté du gouvernement, 

    et ses élus fantoches ne représentent aucun contre-pouvoir non plus.

    Quant à « l’opposition », avez-vous envie de la voir disposer des mêmes outils totalitaires ?

    Voulez-vous vivre comme en Chine ?

    Rappelons brièvement que plus on en sait sur votre santé, plus cela augmente les risques d’élever le coût de votre mutuelle,

     car tôt ou tard, on donnera à ces organismes de plus en plus de détails sur votre consommation médicale.

    Le secret médical est une boîte de Pandore qui a déjà été ouverte par ces organismes et le Big Data, depuis 201622. 

    Plus on aura de données sur vous, plus on pourra vous désactiver socialement : 

    si vous avez des idées « déviantes », on pourra révéler un adultère pour briser votre vie, 

    révéler vos blagues grasses pour vous faire virer, vous enlever des aides, des allocations, et même votre retraite.

    C’est le modèle chinois du « crédit social », qui note les individus

    23. Et cela ne tardera pas à arriver chez nous, pour nous contrôler électroniquement

     si on continue à se laisser faire.

    Il suffit qu’on sache assez de choses sur vous pour ne plus se retenir de les utiliser contre vous.

    Ce ne sont pas les robots, mais la nature humaine qui fonctionne ainsi.

    Ne laissons jamais le gouvernement mettre le nez dans notre vie privée par des moyens électroniques.

    Ne le laissons jamais nous fliquer officiellement par nos téléphones.

    Sinon, nous sombrerons dans le totalitarisme. 

    Quant à ceux qui veulent à tout prix faire confiance au gouvernement,

     je voudrais demander pourquoi il surveille si étroitement la population depuis quelques temps :

     Une augmentation drastique du nombre de caméras. 1200 à Paris

    24, soi-disant pour réguler la circulation… Il laisse aussi les concessionnaires des autoroutes en installer tous les deux kilomètres,

     ce qui est purement et simplement illégal sur une route

    25 ;

     

     La reconnaissance faciale arrive, comme l’admet Cédric O, le ministre du numérique, 

    qui affirme dans un long entretien qu’elle « va dans le sens de l’histoire » 

    26.

    Depuis Machiavel, c’est-à-dire depuis près de 600 ans, nous savons qu’un citoyen est d’autant plus libre 

    qu’il s’attend au pire de la part de ceux qui le dirigent.

    On se demande pourquoi le philosophe florentin a si mauvaise réputation !

    Portez-vous bien,

     

    Dr. Thierry Schmitz

     


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  •  

     En effet comme c'est bizarre ....

    Le coronavirus

    Le coronavirus

    il y a quelque chose qui ne va pas avec ce virus.

    Télécharger « Le Coronavirus.txt »

     

    Bon je ne sais ce qui se passe sur EKLA aussi plus possible de copier mes notes ? Atteint du Covid-19 insymptomatique  

    l 


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  • Prière à l'Enfant Jésus, révélée par la Sainte-Vierge .................

    pJe vous ai tant imploré depuis si longtemps

    "Avec Les Pères Carmes à Ypres( Belgique ) 

    De nouveau en criant plus fort 

    Je vous implore à nouveau ........

     

    ô Enfant Jésus, j'ai recours à Vous. 

    Je Vous en prie, par votre Sainte Mère,

     assistez-moi dans cette nécessité 

    (Guérir Tous Nos Malades et garder Les Forces ),

    car je crois fermement que votre Divinité peut me secourir.

     J'espère avec confiance obtenir votre sainte grâce.

     Je Vous aime de tout mon cœur et de toutes les forces de mon âme.

     Je me repens sincèrement de mes péchés;

    et je Vous supplie,

     ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. 

    Je prends la résolution de ne plus jamais Vous offenser;

     et je viens m'offrir à Vous, dans la disposition de tout souffrir plutôt que de Vous déplaire.

     Désormais, je veux Vous servir avec fidélité. 

    Pour l'amour de Vous, ô Divin Enfant, 

    j'aimerai mon prochain comme moi-même.

     Enfant plein de puissance,

     ô Jésus, 

    je Vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance (La Guérison et fin de cette Pandémie),

     faites-moi la grâce de Vous posséder éternellement avec Marie et Joseph;

     et de Vous adorer avec les Saints Anges

    de la Cour céleste. 

    Ainsi soit-il.

    Prions ensemble pour que ce fléau

    cesse .......... 


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  • l y a tant  de COUPS DE GUEULES qui ont été donnés depuis Janvier et personne ne croyait à cette "Pandémie " annoncée pourtant mais shutttt >>>Top secret , il ne fallait pas affoler inutilement voyons !!!

    Le résultat de toutes ces promesses faites est là .........."La PANDÉMIE EST LA !!!

    Il est temps de consulter "désormais " alors que l'alerte avait était donnée en Décembre  par "Un Médecin Chinois de 34 ans décédé depuis hélas ........

     Clic : Li Wenliang, l'un des premiers médecins chinois a avoir alerté

     

    Personne ne l'a cru ......La preuve est là désormais ......

    Ecoutez cet infirmier anesthésiste à nos Ministres 

     CLIC >> "À nos ministres, taisez-vous, ça devient indécent de vous entendre!"

    Ce matériel (sur blouses distribuées au personnel de la Timone à Marseille et autres endroits ..........Et IL FAUT SE TAIRE , OH QUE NON ...........

     CLIC >> A peine la blouse enfilée, la matière, fine, se craque. « Attention, on a reçu les nouvelles blouses, les Américains ils n’en ont pas voulu sur le tarmac,

    Nous ne relâcherons rien de rien et désormais des chercheurs , Professeurs et +++ 

    Parlent et font des similitudes malgré le contexte différent avec 

    La Grippe Espagnole qui n'en porte que le Nom ..........Que nos aînés ont hélas connu ....

     CLIC ; La grippe espagnole a connu une seconde vague épidémique plus agressive

    Pour l'instant "Les Braves et Courageux petits soldats font au mieux avec les moyens donnés mais ............La Saturation de BlaBlaBla est à son comble 

    Marie a pleuré durant 2 jours (tant d’événements mauvais en Avril et en plus ce 10/04/1994 avec ce coup de fusil .....) 

    Elle n'a pas dormi depuis deux nuits et le comble  voir "Notre Vincent  " en Réa sous oxygène (avec tous ces équipements est La Goutte qui fait déborder le vase trop plein ......

    Oui comme tous si tristes Fête de Pâques que La Cam à La Grotte de Lourdes 

    et prier ........Pour toutes et tous et surtout 

    "PRENEZ SOINS DE VOUS ET NE SORTEZ SVP QUE LE MINIMUM .......

    Merci d'avance c'est Notre seul ESPOIR ...........

    Nicole , Marie , Paul , Nath et Janisse & José ses enfants ......

     

    Puisse t'elle éclairer et nous pardonner de tous nos défauts ,

    guérir nos malades , en éviter d'autres et donner du bon sens à 

    Ceux qui prennent ces décisions afin qu'elles soient BONNES enfin .......


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  • Oui Notre Vincent (chirurgien ) est positif , le diagnostic est tombé

    Il voulait tant venir avec nous mais au regard des cas urgent  (il avait été volontaire pour Carry (ceux qui revenaient de Chine au début , puis un autre confinement lors de son retour chez nous à la clinique ………

    Quel malheur nous arrive encore ……………

    Mais aux regards de notre personnel si dévoué , je ne suis pas sur Face de book ni Instagram ou ???

    ET tant mieux

    Marie et moi , nous somme concertées pour ce qui se passe en réalité surtout sur Paris

    Il est bien beau d’applaudir chaque soir à 20 heures pour eux , à quoi bon ?

    Mais la réalité est toute autre ……..

    Lors de leur retour pour quelques heures chez eux avec « La boule au ventre >>Contaminer leur famille et revenir avec cette même boule au ventre ………

    Voir ces atrocités de décès , de plus mal ……..

    Ils ont un cœur aussi allons !!!

    Mais le plus atroce sont ces moribonds , ces dealers ,  voir des personnes quelconques ………

    Les insulter , leur cracher dessus , les attaquer sous toutes les formes possible …….

    Ah non je regrette mais insupportable …….

    Bande de Bons à rien !!!(devoir les accompagner à leur départ ………..

    Retrouver des voitures aux pneus crevés etc. ……………Ce N’EST PAS PERMIS ……….

    Notre Propriété (dans la région Parisienne que nous avions « Paul et moi , qui finalement  je n’ai pas vendu )

    Désormais elle sert à héberger notre personnel des deux cliniques , voir d’autres >>Volontaire bien sûr , mais la peur leur fait dire oui …

    Nous avions 2 minibus pour les groupes d’étudiants qui servent à faire des allés >Retour ,

    désormais pour le personnel et bien sur c’est toujours des idées de notre Marie

    Elle a réussi désormais à avoir un bus complet  par ces relations « d’un Ami Ch’i de Barlin venu sur Paris après un divorce et de suite son Patron à dit OUI même deux si il le faut ……….Pour la nourriture de tous « les cuistots des établissements apportent >>Les repas du jour et chacun apporte ce qu’il peut mais c’est notre devoir de les aider aussi car ils sont à bout et la propriété est à eux pour si peu de temps et bien sur MERCI nous avons mais c’est l’inverse , c’est Nous qui leur crions MERCI ET COURAGE A TOUS

    Paul est heureux de les voir là-bas , il leur fait un beau sourire et arrive (grâce à Marie de lever son pouce et c’est leur Bonheur dans ces si durs moments ………..

    Au Touquet « Maria et Baptiste >Font  pareil avec la demeure de nos Bonheurs l’an dernier et Maria leur concocte de bons petits plats et c’est Baptiste qui fait le chauffeur ‘aller et retour « mais c’est normal Madame  Nicole et Marie

    Nous n’attendons d’aide de L’État car c’est plutôt écœurant ce que nous entendons et en arrière >>Vlan dans les mirettes

    Il manque tant de choses qui arrivent  au compte-goutte mais nous avons « Notre devoir à faire >>Comme dit « Marie , je n’ai pas un jour prêté le Serment d’Hippocrate pour rien >>Mais hélas on m’empêche  de la respecter par Ma Sclérose en plaques évolutive ……………

    Wahou que ne dit elle pas là , elle n’est pas sur le terrain certes OUI mais toute cette logistique et les idées sont bien d’elle

    Je vais en cesser là car c’est déjà si long , mais si tu vas bien pour le faire , fais un tri car les gens doivent savoir « La TRISTE réalité des faits réels …………..Dans nos cœurs , tu demeures ainsi que tous en ce moment ………Courage et *RESTEZ CHEZ VOUS

    Merci infiniment ,Vos dévouées Amies 

    Nicole et surtout Marie

    Le billet de La Honte en Ces moments si durs et difficiles

    Le billet de La Honte en Ces moments si durs et difficiles

     

     


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